Francis

Francis, c’est une satire pop-électro-baroque. Un spectacle radiophonique et immersif, choral, musical, poétique, acerbe et drôle, corrosif, politique : une farce féroce contre la souveraineté grotesque.

Francis, c’est l’histoire d’un soulèvement contre l’injustice. C’est tout un peuple qui se révolte contre la minorité qui l’opprime. Pas pour prendre le pouvoir mais pour le renverser, le détruire.

Francis, c’est un chant de ralliement, une ode à l’humilité et à la solidarité. Un cri d’émancipation de toutes les formes de domination. Pour l’avènement d’un monde nouveau, plus juste, donc plus beau.

Francis c’est aussi un personnage : le narrateur – élément essentiel de la radiophonie.

Fragile(s)

Ils seront deux sur scène. Deux marionnettistes, Michel et Noémie, accueillent le public dans un atelier de marionnettes pour un workshop. Mais très vite, la réalité bascule : les marionnettes — de toutes formes, tailles et techniques — prennent vie. Et l’atelier glisse vers la fiction où s’inventent de nouvelles relations, traversées par les regards que l’on pose sur l’autre : regards qui nous définissent, qui nous construisent, qui nous rendent vivant·es. Fragile(s) part d’un désir : rechercher, par la marionnette contemporaine, ce qui nous relie, ce qui prend soin de nous, dans un monde où les fragilités individuelles et collectives sont omniprésentes et si mal considérées.

Sur scène, une marionnette taille réelle prendra soin d’une marionnette à fil, qui prendra soin d’une marionnette à tige, qui elle-même portera attention à une marionnette-chaussette… Ce réseau d’interdépendance devient le moteur de la narration, dans une forme sensible, poétique et parfois burlesque. À travers ce voyage-marionnette, nous voulons interroger la manière dont nos présences — humaines et non-humaines — se transforment lorsqu’elles sont regardées avec attention.  Ce projet sera une tentative joyeuse et attentive de célébrer nos vulnérabilités, nos alliances improbables, notre besoin d’être porté·es et de porter.

Bufuku

Le 10 janvier 2024, ma mère est décédée. Ce jour-là, si les mots m’ont échappé, je me souviens de mon geste : j’ai mis un genou à terre, sur le parquet de ma cuisine. Lorsque je me suis relevée, mes larmes avaient séché et s’est ouvert en moi une faille qui depuis, n’a cessé de grandir.

Sur scène, une fille désormais sans mère raconte à partir des archives de son histoire familiale. Chaque souvenir est la pièce d’un puzzle : un bijou, des photos de Kinshasa, une voix qui grésille sur une vieille cassette audio, un silence. Avec Failles, elle remonte le fil invisible qui relie la douleur du deuil à l’histoire coloniale de République Démocratique du Congo. 

Slam, récit et vidéo s’entrelacent en un poème scénique où l’intime est toujours politique. Il s’agira d’une cérémonie profane, de relier les mondes, de réparer les silences et de faire de la perte un lieu de puissance.

Joëlle Sambi sonde, un genou à terre mais debout, les violences qui empêchent les rituels, déplacent les corps, déchirent les langues.