Florian Boutin

Architecte de formation, Florian Boutin décide en 2018 de délaisser les plans pour construire des espaces avec son propre corps. Il est emporté par son goût de la danse de l’autre côté de l’Atlantique, à l’École de danse de Québec, avant de lui faire poser ses valises à Bruxelles en 2020. Là, il plonge dans le bouillonnement de la scène chorégraphique belge et décroche, en 2021 un certificat en pratiques chorégraphiques à La Raffinerie (Charleroi Danse).

Interprète avide de découvertes, il nourrit sa pratique en traversant les univers de chorégraphes tels que Boris Charmatz, Yvann Alexandre, Lorenzo de Angelis ou Harold Rhéaume. Profondément attaché à la transmission, il imagine régulièrement des ateliers pour différents publics, en complicité avec Charleroi Danse ou la Compagnie Nyash.

Toujours architecte dans l’âme, Florian associe ces disciplines dans une pratique artistique, politique et citoyenne, notamment avec son projet de sensibilisation à l’architecture par la danse « Territoires Dansants – strates enfantines ». Une manière poétique d’inviter tous les publics à repenser nos espaces, et à inventer ensemble de nouvelles façons d’habiter le monde.

ماحلى خيالك [Beautiful Shadows]

Sur scène, quatre interprètes et un musicien créent un rituel vibrant, entre les ruelles de Sousse, la médina de Tunis, la corniche de Beyrouth, les cafés et les oliveraies de Ramallah. Là où tout a été éparpillé, une recomposition surgit. Après des années d’exil, quelle trace demeure de nous ?

Dans un monde marqué par la violence, où des peuples subissent la destruction de leurs identités et terres, la lutte pour se reconstruire devient urgente. 

Ce spectacle célèbre les ombres magiques de l’enfance, ces empreintes de mémoire et d’identité que les corps et la musique ravivent dans une danse étrange et joyeuse. Gestes simples, liens puissants, tentatives d’échappée : le temps se dérègle lorsqu’on cherche à retrouver les fragments du passé, tandis que le monde continue, ailleurs. Et soudain : une odeur de café, un chant s’élève, une terrasse imaginaire se dessine. L’instant suspend le tumulte. Puis les claquements de main : la danse reprend… Ahmed Ayed explore la mémoire des lieux et la façon dont ils nous habitent, par le spiritisme, le mouvement et la musique.