Toutes les villes détruites se ressembent

En développement Ce spectacle bénéficie du projet Jeune producteur

Du blockbuster post-apocalyptique aux grands ensembles industriels abandonnés, d’une approche artistique “savante” au ruin porn, les ruines, témoins d’une destruction passée ou à venir, sont devenues l’objet d’une fascination inépuisable. Tchernobyl en Ukraine, Fukushima au Japon, Détroit aux Etats-Unis sont les lieux emblématiques où se joue un rapport à l’histoire et au temps modulé par la destruction. Il ne s’agit plus ici de la ruine “noble”, classique (fragment de colonne, mur écroulé d’un temple ou d’un château), mais d’une ruine d’un type nouveau, et qui serait comme le miroir inversé de notre vie quotidienne : quartiers abandonnés, intérieurs de maisons où le temps s’est arrêté, objets usuels couverts de poussière. 

D’où vient que nous vivions à une époque fascinée par les ruines et la destruction ? De quoi cette fascination est-elle le nom ? Pourquoi peut-on trouver belle une ville détruite ? émouvante une usine laissée à l’abandon ?

Nous posons l’hypothèse que le désir de ruines qui habite notre époque répond à la célébration de la mémoire comme valeur politique et culturelle de première importance. Dans un monde occidental hanté par les traumatismes du XXème siècle et le fantasme de sa propre destruction, l’universalisation de la mémoire comme unique présent et de la ruine comme objet esthétique se noue à la volonté de transformer l’imagination en nostalgie. 

Il s’agit pour nous de déjouer cette fascination en jouant avec les ruines, pour construire avec elles un foyer d’imagination, l’endroit des possibles où s’imagine ce qui peut être à partir de ce qui est. 

Nous nous intéressons aux ruines comme objets de valeur, et au lieu “musée” comme lieu de représentation et d’exposition de la mémoire. 

Un musée est un lieu où l’on met des choses qu’on veut faire échapper à la destruction.

Que serait un musée de la destruction ?

Dans cet espace hors du temps, deux gardiens de musée veillent sur un ensemble d’objets ruinés.

Présentation de projet au Festival Factory 20  6 mars : 22h + 7 mars : 17h  (Durée : 30′ | STUDIO#2)

Un projet de Magrit Coulon et Bogdan Kikena

Jeu  Pascal Jamault  et Maya Lombard

Collaboration à la production Juliette Framorando


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La Fabrique de Théâtre, La Chaufferie Acte1, Théâtre Océan Nord.

Le projet bénéficie du programme « Jeunes Producteurs » de MoDul.

Présentation de projet au Festival Factory 20  6 mars : 22h + 7 mars : 17h  (Durée : 30′ | STUDIO#2)

06.03.2020 - 22h Festival FACTORY, Liège En savoir plus