Bogdan Kikena

Bogdan Kikena est né à Kiev en 1993. Après des études littéraires en classe préparatoire à Paris, il obtient une licence de littérature et un master de philosophie à la Sorbonne Paris 1 qu’il soutient avec un mémoire sur la crise de la représentation au XVIème siècle. Il achève dans le même temps le Conservatoire National de Gennevilliers (qui a été rénové depuis) dans la classe de violon de Noëmi Schindler.

De crise en crise, il rentre à l’INSAS en 2015 pour suivre un cursus de mise en scène. Il y travaille notamment avec Anne Thuot, Martine Wyckaert, Dominique Grosjean, Selma Alaoui et Isabelle Pousseur qu’il assiste dans le cadre du spectacle de fin d’étude Et je me demande si je reverrai un jour une autoroute au Théâtre Océan Nord en 2018.

D’un naturel serviable, il a été l’assistant de Robert Carsen à l’Opéra Bastille, dans une mise en scène de La Flûte enchantée, et celui d’Eline Schumacher sur le spectacle La ville des zizis, créé à Mons à l’automne 2018. En septembre 2019, il assiste Tilly pour Les Enfants, joué au Théâtre de Poche.

Dans le cadre de ses études il crée deux spectacles : Tout va pour le mieux (2017), un travail sur les actes d’immolation par le feu en France, et L’Improvisation de Palerme (2019), représentation polyphonique d’une improvisation théâtrale estudiantine qui se serait tenue à Palerme en octobre 1983, présenté dans le cadre du Festival Outsas en juin 2019.

C’est à l’école qu’il rencontre Magrit Coulon avec laquelle il écrit et crée Kebab Piercing, fantaisie formelle sur les dissonances entre le corps et le texte pour le Festival Microfractures en 2016. Soutiens réciproques, il prend en charge la dramaturgie du spectacle HOME – Morceaux de nature en ruines, créé à Liège au Festival Factory en mars 2020, tandis que Magrit imagine et réalise la scénographie de ses spectacles. C’est ensemble qu’ils développent actuellement Toutes les villes détruites se ressemblent, une construction à quatre mains qui doit faire sortir de terre un Musée de la Destruction gardé par deux veilleurs à la mémoire trouée.

En solo, il prépare en ce moment Après la victoire, Après la défaite, un travail sur la valeur de l’oeuvre d’art et ses liens avec l’exercice de la violence, au croisement de l’Antiquité, des années 1930 et de nos jours, dont la création est prévue en 2021-2022